Mais pourquoi ?

Les troubles mentaux proviennent de multiples facteurs, psychologiques bien sûr, mais aussi génétiques, sociaux, sociétaux ou environnementaux. Ils provoquent des perturbations, produisent des symptômes et peuvent même entraîner des pathologies mentales voire corporelles.

Ces signes sont d’abord des signaux que nous envoie notre psychisme pour nous alerter sur un problème auquel nous avons été confronté et qui n’a toujours pas trouvé de réponse.

Ces troubles peuvent être épisodiques, récurrents ou chroniques, réguliers ou permanents. Ils peuvent aussi être cycliques, comme dans le cas des personnes bipolaires.


L’événement fondateur

En séance de psychothérapie

Parler pour se libérer d’un conflit passé qui ne passe pas.

Dans la plupart des cas, ces symptômes désignent un événement traumatique, une période troublée, un type de relations précoces carencé ou intrusif entre un enfant et la personne référente.

À cause de la peur ou de l’angoisse qu’il provoque, cet événement n’a pas pu être reconnu, compris et incorporé. Il reste planté comme un point de fixation dans notre inconscient, maintenu à l’écart de notre capacité de le penser par de nombreux mécanismes de défense.

Surtout, cet événement “fixé” ne reste pas inactif : il a besoin d’être entendu, reconnu et assimilé, alors il perturbe sans cesse notre vie d’aujourd’hui.

Comme si ce passé faisait régulièrement irruption dans notre présent de manière déplacée et inappropriée.

« Grâce à la thérapie, il est possible d’analyser le mode d’expression des symptômes et de remonter à la source pour retrouver une vie apaisée et créative. »

Symptômes ou troubles pathologiques ?

Angoisses, tristesse, doute ou crises répétées.

Des manifestations intenses ou répétitives indiquent souvent un trouble enfoui qui cherche à s’exprimer.

Aucun être humain ne traverse sa vie entière dans la joie et la bonne humeur permanentes ! Tout le monde peut être considéré comme névrosé à des degrés divers. Un auteur important a même évalué que le tiers de la population présentait des caractéristiques psychotiques non visibles mais qui peuvent s’exprimer en période de crise. La plupart du temps, cela n’empêche pas ces personnes de vivre une vie sociale. Il est normal de traverser des périodes de tristesse, de déprime ou de dépression, d’anxiété ou d’angoisse, de doute sur soi et sur les autres, de conflits relationnels. Ces épisodes sont même utiles car ils peuvent constituer un aiguillon et une source d’énergie pour retrouver son équilibre.

C’est leur caractère intense et répétitif qui peut amener à se questionner sur l’existence d’une blessure ou d’un conflit psychique caché. Plutôt que de maladie, les psys préfèrent parler de trouble, de symptôme ou de signe.

La souffrance mentale n’est pas une maladie. Elle n’est pas non plus un dysfonctionnement à réparer pour retrouver une norme. Elle est un symptôme qui exprime et à la fois éclaire un conflit intérieur.


Beaucoup de causes, beaucoup d’effets…

Vous pouvez traverser un épisode difficile comme une séparation, un licenciement, une maladie grave, un accident ou un deuil, qui va provoquer des perturbations dans votre vie et peut nécessiter un accompagnement ponctuel.

Mais cet événement peut aussi entraîner une réaction disproportionnée ou qui s’étend dans la durée. Il peut alors désigner une autre souffrance, plus archaïque, qui se révèle à cette occasion. Dans ce cas, une thérapie analytique peut s’avérer une solution efficace pour traverser cette période.

De multiples raisons peuvent amener à vouloir consulter un “psy”

Si vous ressentez une insatisfaction chronique et recherchez un nouveau sens à votre vie ;

Si vous êtes sujet à des déprimes passagères mais régulières, à des dépressions voire à des accès mélancoliques avec perte d’énergie ;

Si vous traversez des périodes de stress, d’anxiété ou d’angoisse paralysante ;

Si vous êtes affecté de phobies ;

Si vous manquez de motivation et que vous ne ressentez plus de désir ou de plaisir à agir ;

Si vous êtes pris d’obsessions compulsives ou de manies (les TOC) ;

Si vous traverser un deuil ;

Si vous souffrez de troubles du comportement alimentaire comme la boulimie ou l’anorexie (les TCA);

Si vous perdez l’estime de vous-même de manière profonde et sur une longue période ;

Si vous souffrez de difficultés relationnelles pour entretenir ou conserver des liens sociaux, amicaux, amoureux ou familiaux ;

Si vous reproduisez régulièrement les mêmes comportements inappropriés ;

Si vous rencontrez des difficultés à assurer et assumer votre rôle de parent auprès d’enfants qui enfreignent les règles ;

Si vous tombez dans une forme d’addiction à l’alcool, à la drogue, au jeu, et que vous ne parvenez pas à vous maîtriser.

« Si vous traversez des périodes de souffrance faible à intense, vous engager dans une psychothérapie analytique peut vous aider à en comprendre les causes et à en maîtriser les conséquences. »

Quel type de thérapie choisir ?

On se décide souvent à consulter lorsque les symptômes et le mal-être sont devenus trop importants. Si vous ne ressentez pas le besoin pas de remonter aux causes de votre problème mais désirez seulement faire disparaître les conséquences, les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) sont des thérapies brèves qui donnent des résultats parfois efficaces… Ces méthodes visent à modifier les pensées et les comportements associés à un trouble spécifique sans chercher à en comprendre l’origine. Jusqu’à ce que les symptômes finissent par réapparaître…

Changer la perception de son mal-être grâce à l’échange peut permettre de trouver une solution à ses problèmes récurrents.

Avec une psychothérapie, il s’agit de remonter aux origines des troubles pour atténuer ou faire disparaître leur irruption dans le vécu quotidien.

Pour cela, le patient et le thérapeute engagent un travail qui peut être bref à long voire très long chez certains patients en psychothérapie de type analytique. Ce travail permet à la personne de remonter dans son passé et d’y retrouver des épisodes enfouis. Dans le cadre protégé d’une séance, elle peut se remettre en contact avec des émotions ressenties au moment du traumatisme ou de l’événement, les accepter, les prendre en compte et finalement faire disparaître ses conséquences sur sa vie actuelle.


Quelle est la durée d’une psychothérapie ?

Quelle durée et quel coût pour une thérapie ?

La durée et le coût d’une psychothérapie deviennent rapidement un faux problème.

Une psychothérapie peut s’étaler sur plusieurs mois ou plusieurs années. Mais là n’est pas la question principale : ces années de psychothérapies ne sont pas ressenties comme « longues » puisqu’il s’agit généralement de séances hebdomadaires de moins d’une heure qui s’insèrent et se fondent dans une semaine de vie normale.

Le travail thérapeutique est dilué dans le quotidien et s’intègre dans la vie sans la dominer, l’effacer ou la mettre entre parenthèses. Progressivement, les effets positifs de la thérapie lui donnent aux yeux du patient une valeur autre, une importance croissante, directement liée aux bienfaits obtenus.

C’est pourquoi la durée d’une psychothérapie et le coût des séances deviennent progressivement des questions secondaires au regard du bénéfice psychologique. C’est bien la manière d’être au monde qui est en jeu !